Escale à Sanya 2/2

Deuxième article résumant notre séjour sous les tropiques chinoises, je vous conseille de lire le premier si ce n’est pas déjà fait et de revenir ici ensuite. Ceux–ci s’inscrivent dans un ensemble de billets relatant un voyage d’un mois que nous avons entrepris et qui passe par l’île de Hainan, Kunming, Lijiang, Dali, Guilin et Yangshuo.

Le centre–ville de Sanya

Centre-ville de Sanya, île de Hainan, Chine

Individu de la minorité Li à Sanya, île de Hainan, Chine

Avec la chaleur suffocante, la décontraction est incontournable ici plus que partout ailleurs. Comprenez par là que la combinaison chapeau de paille, short, débardeur, lunettes de soleil est de mise du matin jusqu’au soir. Même les employés municipaux à Sanya portent le chapeau de paille en plus de leur combinaison de travail fluo !

Centre-ville de Sanya, île de Hainan, Chine

Côté voirie, comme on pouvait l’imaginer, la situation est celle d’une ville en perpétuel développement anarchique : asphalte défraîchi et fissuré, nids–de–poule multiples, feux de signalisation inexistants ou placés de telle sorte que la circulation n’en est pas améliorée, lignes électriques mollement accrochées à des poteaux de bois, etc.

Bien entendu, tous les moyens de locomotion connus se côtoient dans le plus joyeux désordre sur la voie carrossable, dans une symphonie de moteurs et de klaxons !

Immeubles et ruelle à Sanya, île de Hainan, Chine

Rue à Sanya, île de Hainan, Chine

Rue à Sanya, île de Hainan, Chine

Les bâtiments, aux façades vétustes pour la plupart, sont séparés par des ruelles pleines de vie où l’on aperçoit les cuisines (évidemment pas vraiment aux normes connues en Europe) des petits restaurants familiaux, les habits aux couleurs passées qui semblent sécher depuis une éternité sur les fils à linge disposés ça et là le long des balcons.

La poussière de sable est partout et les bus climatisés soulèvent des nuages de particules en passant.

Petites échoppes sous les palmiers à Sanya, île de Hainan, Chine

Au pied des immeubles des galeries commerciales, les petits marchés pullulent ; les vendeurs de noix de coco y pratiquent d’une main experte des ouvertures avant de les servir à boire avec une paille, les échoppes minuscules et sombres vendent des chapeaux de paille, des espadrilles et les innombrables ustensiles habituels.

Noix de coco au sol à Sanya, île de Hainan, Chine

D’autres stands de souvenirs vendent des produits locaux — autrement dit « Made in China », mais ça ne veut pas pour autant dire que ce n’est pas fabriqué à plusieurs milliers de kilomètres — presque authentiques sous les yeux ébahis des touristes crédules : colliers de perles, chemises fleuries et multicolores, bracelets et bagues en jade, cailloux précieux, babioles en bois laqué, éventails et autres porte–bonheur.

Étal de fruits tropicaux à Sanya, île de Hainan, Chine

Partout enfin, les magasins vendent des mangues et des bananes cultivées sur l’île, délicieuses, ça va sans dire.

L’île de Wuzhizhou

Palmiers à l'île de Wuzhizhou, Hainan, Chine

La seconde excursion que nous avons pu entreprendre est une journée passée sur l’île de Wuzhizhou, ( 蜈支洲岛 en caractères simplifiés), située approximativement à 30 kilomètres au nord–est de Sanya. Elle ne mesure même pas deux kilomètres carrés, dans la baie de Haitang, et l’aller–retour dans la journée était proposé par notre auberge de jeunesse.

Oiseau à l'île de Wuzhizhou, Hainan, Chine

Après une heure de minibus passée à ramasser les autres touristes (tous chinois) qui avaient réservé leur place, nous arrivons à la zone d’embarquement des ferrys qui font l’aller–retour toute la journée entre la grosse et la petite île. Les gens sont nombreux, mais le calme se maintient. La traversée durera dix minutes.

Faux colliers de perles à l'île de Wuzhizhou, Hainan, Chine

Une fois sur place, nous découvrons une végétation dense, quelques (indispensables) boutiques de souvenirs près de l’embarcadère, un ponton où des gens font leur baptême de plongée, des coups de soleil terribles sur certaines peaux, des plages de sable brûlantes au bord d’une eau turquoise à vingt–cinq degrés… Le décor quasi paradisiaque !

Plage et palmier sur l'île de Wuzhizhou, Hainan, Chine

La balade sur l’île passe immanquablement par un petit temple, puis longe de petits sentiers aménagés à l’ombre rafraîchissante de grands palmiers. L’herbe est très verte malgré le soleil faisant office de grille–épiderme, preuve d’un arrosage abondant et continu. La pénurie d’eau vue à Sanya ne ferait–elle pas rage pour les quelques locataires des luxueuses résidences disséminées dans l’île ?

Forêt sur l'île de Wuzhizhou, Hainan, Chine

La baignade restreinte à un petit morceau de plage est on ne peut plus rafraîchissante et agréable ; avec une température extérieure à la limite de ce qu’un thermomètre peut décemment afficher, l’eau transparente nous laisse apercevoir le sol même à plus d’une vingtaine de mètres du bord.

Pavillon des amoureux sur l'île de Wuzhizhou, Hainan, Chine

Peu de monde tente la baignade, les chinois ne semblent pas très à l’aise dans l’eau. Au bout d’une heure toutefois, la place louée à l’ombre sur des matelas de plage doit être rendue car il y a foule.

Plage et baignade sur l'île de Wuzhizhou, Hainan, Chine

Après une marche d’environ une dizaine de minutes, on rejoint une hauteur à l’autre extrémité de l’île (elle n’est vraiment pas grande) où l’on peut contempler une falaise où les vagues se brisent sur les récifs en contrebas. À l’horizon : rien. On se sent légitimement un peu au bout du monde…

Falaise sur l'île de Wuzhizhou, Hainan, Chine

Falaise sur l'île de Wuzhizhou, Hainan, Chine

En retournant au ferry, on peut observer de nombreux tas de coraux séchés partout sur la plage, rejetés là par les vagues. Des chinois en vacances sur l’île de Hainan sont facilement repérables à leurs tenues souvent portées par paire : chaque couple porte le même ensemble de chemise et short aux motifs hawaiiens…

Corail sur la plage de l'île de Wuzhizhou, Hainan, Chine

Touristes chinois sur l'île de Wuzhizhou, Hainan, Chine

En fin d’après–midi c’est le retour à la ville avec une dose de bonne humeur provoquée par l’ensoleillement exceptionnel de cette journée et le sentiment d’avoir pu s’offrir à moindre coût une journée sur une île paradisiaque !

Voilà à quoi peut ressembler une semaine de vie (en condensé) à Sanya, cette ville au bout du monde tellement différente d’autres endroits en Chine.

Vendeuse de fruits tropicaux sur la plage de Sanya, île de Hainan, Chine

Il ne nous restait qu’à préparer nos sacs et prendre le vol pour le continent et pour Kunming, notre étape suivante.

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