Balade à Beijing 3/5

Troisième partie de ce récit fragmentaire et sélectif de notre balade à Beijing, la Capitale de la République Populaire de Chine. Le premier article relatait dans un bref compte-rendu personnel, notre voyage en direction de Beijing et notre approche des hutongs. Le second texte était consacré à notre visite de la Cité Interdite et du parc Beihai.

La grande muraille à Mutianyu

L’auberge de jeunesse Sitting on the City Walls où nous avions posé nos bagages proposait des tours organisés pour un des sites permettant de visiter la Grande Muraille, c’était donc une occasion d’aller à la rencontre de cette construction visible depuis l’espace, avant d’aller déguster les délices du marché de nuit à Beijing !

Mutianyu

Départ de l’auberge à sept heures le matin, autant dire une heure déjà tardive dans la culture chinoise, où tout le monde (surtout les anciennes générations) est levé dès cinq heures du matin.
Deux heures de trajet sont nécessaire pour rallier le site de Mutianyu, à 90 kilomètres au nord-est de Beijing. Les petites routes longent les cinq périphériques successifs et concentriques de la ville, et durant tout le trajet, la transition des zones urbaines à rurales n’est pas frappante, loin de là. Il faut dire que la ville est très étendue, si bien que nous ne sommes jamais en rase campagne totale. Les arbres ont perdu leurs feuilles et la terre est marron-rouge, ce qui, avec le ciel bleu et la lumière aux tons dorés, crée une ambiance à la fois désolée mais également majestueuse.

Les montagnes se profilent à l’horizon, couvertes de végétation et de plus en plus hautes. Nous traversons un bourg, longeons une rivière entièrement gelée, puis une cascade au détour d’un virage.

La grande muraille à Mutianyu

Enfin, nous arrivons sur place alors que l’horizontalité de la plaine qui prévalait jusqu’alors est remplacée par une pente douce. Des marchands de souvenirs et de fruits secs ont placé au bas de la route leurs stands et nous interpellent de loin.

Le chauffeur et son mini–van s’en vont et nous laissent seuls avec la guide anglophone, qui nous propose deux alternatives : soit monter avec un télésiège pour la « modique » somme de soixante yuans, soit monter à pied vers la muraille.

La grande muraille à Mutianyu

La grande muraille à Mutianyu

Notre guide nous fait clairement comprendre que si nous décidons d’y aller par nos propres moyens, nous n’aurons que peu de temps pour profiter de la vue là-haut… Nous commençons à nous rendre compte qu’aux 270 ¥ dépensés pour le transport et le déjeuner prévu, il va nous falloir ajouter le prix non pas de la visite, mais celui de l’accès et du retour jusqu’en haut, soit 65 ¥. Les joies des tours organisés en Chine.

La grande muraille à Mutianyu

Le télésiège ayant fait son office sans céder, nous nous retrouvons enfin sur le « Gros Mur » ! De là-haut, nous distinguons les contours de la vallée en contrebas, les montagnes qui forment un horizon très accidenté, et le tapis d’arbres épars sans feuilles au pied de la muraille.

En contrebas de la grande muraille à Mutianyu

L’endroit a été convenablement rénové, les briques sont bien alignées, les tours de guet ont été aménagées pour éviter les accidents (rampes d’accès, escaliers en métal). Partout sur les briques, des graffitis taillés au canif témoignent des nombreux visiteurs aux origines et écritures diverses.

La grande muraille à Mutianyu

La grande muraille à Mutianyu

Pas de temps à perdre ! Nous partons à l’assaut des nombreuses marches et des pentes incroyables qu’il nous faut franchir pour rejoindre la tour de guet la plus haute sur notre droite. À vol d’oiseau, la distance ne semble pas exagérément importante, mais c’est sans compter la pente du terrain : nous sommes parfois obligés de monter à quatre pattes les marches hautes de quinze centimètres !

La grande muraille à Mutianyu

La balade de l’autre côté paraît plus aisée et peut être fréquentée par des personnes souffrant de déficiences physiques, même mineures ou qui ne pratiquent pas une activité physique régulière.

La grande muraille à Mutianyu

Hors d’haleine, nous contemplons la vallée loin en-dessous. Derrière la muraille, encore des montagnes escarpées ; au-delà, c’est la Mongolie nous précise un habitué de l’endroit.

Vue des montagnes à Mutianyu

En contrebas de la grande muraille à Mutianyu

Sentiment étrange de se retrouver sur cette frontière historique et physique que le monde entier connaît et que l’on a maintes fois imaginé étant petits.

Vue des montagnes à Mutianyu

Après notre balade sur la pierre et les sinuosités de cette incroyable construction que l’on croirait déposée sur le relief naturel, nous abordons notre descente ! Incroyable ! Cette descente en lacet sur des luges d’été, digne d’un parc d’attraction, dure cinq bonnes minutes, et nous nous dirigeons ensuite vers le restaurant très, très bien placé où nous devons déjeuner.

Bien entendu, tout le monde est de mèche, restaurateurs, organisateurs, guides, tous nous font suivre un plan méticuleusement étudié pour nous inciter à dépenser un maximum de nos supposées largesses financières. Pas de chance pour eux, nous sommes étudiants, et nous ne prenons aucun supplément à ce qui était prévu !

Marché de Nuit

Nous profitons d’une soirée libre pour aller au marché de nuit, lieu touristique là aussi, et qui se veut représentatif de certaines curiosités culinaires de la Chine.

Au Night market à Beijing

Situé en plein cœur de la ville, le long d’un boulevard bordé d’immeubles aussi illuminés que des sapins de Noël, on peut apercevoir l’endroit de loin une fois la nuit tombée (comprenez 17 heures) grâce aux lanternes rouges qui sont pendues à tous les stands, rouges eux aussi, tout comme les costumes des vendeurs.

Au Night market à Beijing

Au menu : scorpions, grande variété de serpents aux formes et couleurs diverses, insectes à carapaces, poulpes et autres tentacules dégoulinantes, etc.

Scorpions au night market à Beijing

Au Night market à Beijing

Au Night market à Beijing

Le tout proposé à un prix touristique — exorbitant si on veut considérer le rapport quantité / prix pour chaque portion — et à grand renfort de cris de la part des vendeurs !

Au Night market à Beijing

Au Night market à Beijing

Bon, il y a également d’autres mets proposés, moins dépaysants : nouilles, raviolis, petits pains farcis, sucreries, etc.

Au Night market à Beijing

Au Night market à Beijing

Au Night market à Beijing

Au Night market à Beijing

Au Night market à Beijing

Au Night market à Beijing

Un endroit haut en couleurs et qui fait fureur auprès des touristes en goguette !

Je vous invite à continuer la lecture avec le prochain article sur ce résumé de notre visite de Beijing.

2 commentaires pour “Balade à Beijing 3/5”

  1. [...] troisième article de la série poursuit le récit de notre visite à Beijing. La désignation de la Cité Interdite aujourd’hui [...]

  2. [...] invite à commencer la lecture par le premier de la série, et également à consulter les second, troisième et quatrième articles si vous les avez [...]