Départ et Arrivée

Tout commence avec un vol en avion, d’une durée de 11 heures, en partance de Roissy Charles-de-Gaulle, à Paris. Malgré une légère appréhension que je considère légitime, le voyage se passe bien ! Pour moi, c’est une grande première, je n’ai jamais participé à un vol aussi long, même s’il s’agit d’un voyage nocturne. La nourriture proposée à bord est servie sur des plateaux repas, au dîner et au “petit-déjeuner”, encore que nous ne sommes pas sûrs de ce dont il s’agissait pour ce dernier, vu le décalage horaire à l’arrivée et le peu de différence de consistance entre les deux.

Aéroport Paris-Charles de Gaulle, Terminal F

L’itinéraire nous fait passer à dix mille pieds au-dessus de l’Europe du Nord, de la Mer du même nom, de la Baltique, puis du Mont Oural en Russie, avant de redescendre vers le Sud à partir des environs du Lac Baïkal. Bel itinéraire me direz-vous… Malheureusement, avec l’obscurité, l’altitude et les hublots que les membres d’équipage nous incitaient à garder fermés (raison de sécurité ?) nous n’avons pas pu profiter du paysage, si ce n’est une heure avant notre arrivée, lors du début de la manœuvre d’approche pour atterrir à l’aéroport Shanghai Pudong.

Trajet en avion de Paris à Shanghai

Une fois l’avion posé, et les portes ouvertes, nous avons été surpris par la chaleur suffocante venue de l’extérieur : pas moins de 35°C ! Sur le coup, nous avons cru qu’elle était causée par la proximité des réacteurs de l’appareil mais il n’en était rien… Nous avions beau nous éloigner de l’avion, la température ne chutait pas.

A l’aéroport, les formalités ont été assez rapides , Julie Sun, la personne chargée des étudiants étrangers, nous attendait et avait loué une voiture avec chauffeur suffisamment grande pour nous cinq —les deux dernières étudiantes devaient nous rejoindre par la suite — pour nous conduire à Suzhou et plus précisément, à l’institut.

Après deux heures de trajet à osciller entre somnolence à l’arrière du van et contemplation du paysage de la ville, qui ne semble pas réellement s’arrêter entre les deux agglomérations malgré une distance de quand même cent kilomètres, nous arrivons dans nos logements. Deux personnes par appartement, logées dans le quartier des professeurs et étudiants étrangers, et ça va sans dire, bien mieux loties que les étudiants de l’institut.

Nous habitons au troisième étage1, le logement est assez spacieux pour deux : une chambre, une cuisine, une salle de bain / toilettes et un petit balcon pour une superficie totale d’environ 40 m².

Chambre dans l’appartement à Suzhou

Cuisine dans l’appartement à Suzhou

Côté équipement, comme partout ailleurs en Chine, l’eau du robinet n’est pas potable, nous ne pouvons donc pas la boire, hormis après l’avoir passée à la bouilloire —qui est fournie avec le logement— et nous disposons d’eau chaude de 17 à 23h.
Chaque logement est muni d’une (grosse) télévision bien peu utile quand on ne comprend pas le chinois (en dehors de TV5 monde qui diffuse des programmes des chaînes publiques françaises) et d’une climatisation qui fait également office de chauffage pour l’hiver. Nous avons aussi découvert que les serviettes et les draps fournis par l’établissement sont échangeables à volonté et gratuitement à l’accueil de notre «unité d’habitation».
Nous avons du mal à réaliser que le logement ne coûte que 800 yuans, soit environ 86 euros… et que l’électricité est très bon marché (40 yuans par mois environ). Enfin, et ce n’est pas négligeable, nous profitons d’une prise Internet pour chacun, raccord nécessaire et indispensable vers le monde extérieur.

En somme, une arrivée plutôt agréable à plus de neuf mille kilomètres de chez soi !

  1. Particularité architecturale : le système de numérotation des étages chinois considère le rez-de-chaussée comme le premier étage, donc nous habitons en «réalité», pour nous, Français, au second… suis-je bien clair ? []

Un commentaire pour “Départ et Arrivée”

  1. Voici un blog qui commence bien et merci pour la carte qui aide bien à visualiser ton trajet… Moi qui croyais que la ligne droite était le plus court chemin pour rejoindre un point à un autre… Il faut croire qu’en matière d’aviation, on préfère les courbes.